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Source: http://agoraphobicnews.com/coma_cluster_void_mind_cemeteries_album_review.php

Coma Cluster Void (USA/Germany/Canada)
Genre: Avant-garde death metal
Album: Mind Cemeteries
Release date: August 26th 2016
Record Label: Independent

Coma Cluster Void. Weird name for sure. I was really sceptical when I heard of them for the first time. Prologue: I am,  made me wonder: what's gonna happen next? And damn, I started loving this album as soon as I heard the first track titled Iron Empress.  The moment the band starts playing, all hell is breaking loose! Black holes, tornados, earthquakes... you name it! Coma's guitarist, Strieder described their sound as anti-groove. Whatever that means, I agree 100%! It’s so noisy and dissonant it makes u wanna die! All of a sudden, your ears are  flooded with this sonic rampage! It seems like the whole band is one big grinding machine that’s sucking everything in its way! What I really love about this album is the production. It’s modern, but miles away from being plastic! Kinda hard to execute in this digital world. And yeah, occasional female vocals fit the music perfectly! These screams DEFY DEATH will stick in your head in no time! Drowning into Sorrow is probably the most brutal song I’ve heard in a while! That drum attack in the beginning is absolutely crushing! And right after, as if the hammering wasn’t enough, the riffs kick in! Hypnotic chord progression makes a tiny bit of calm before the storm and then the tune goes noisyyyyyyy! Path of Lies is opened by this serpentine chord. It’s like Baring Teeth guys wrote this song. And if you’re familiar with that band, you know what I mean! Natural and pinch harmonics  add a whole new dimension to the madness that’s going on. It’s funny to notice how the band sounds brutal when they slow down, speed it up, you know.... they just sound damn brutal all the time! Mind Cemeteries  may be called a Meshuggah worship of some sorts (which ain’t bad at all)! It’s less technical than the other tunes on the record though. These chunky riffs are absolutely lobotomic!

Interlude: I see through your pain is a dose of ambiental noise that's been put there to relax your ears a bit. Funny, eh? The Hollow Gaze is completely different from the rest of the tracks because it starts slow and sounds eerie. For a second. And all of a sudden, noisy riffs are here to steal your face again! Imagine the sound a direct meteor collision would produce. That’s the intensity of these guys’ music. Everything is meant to kill us is similar to Drowning into Sorrow. I just love the way the ride cymbals cling! And these guitars shred like the meat industry! The vocalist fits perfectly to the riffs and the atmosphere on the record!  Petrified Tears is a somewhat different track with these beautiful natural harmonics, imbued with the bizzare aura of the frontman’s vocals that go from really guttural to really neat and clean, but crazy at the same time. And they get even hysterical. Gotta love them. The last track on the album, The Bitter Endingsis brutal enough, even when the band starts to slow things down. Even when you see them drowning. And I almost forgot about Epilogue: 

As I walk amongst the sick and the dying, the pestilence inhalers and plague devourers nod their approval at my crowned statehood. My meaning is theirs and through death we part! Through death we part! Through death we part! Through death we part!

That’s some crazy sounding female poetry! All in all, Coma Cluster Void is a band that fans of Gorguts, Nero Di Marte, Dysrhythmia, Meshuggah, Gigan, Baring Teeth, Artificial Brain, Pyrrhon, Ulcerate should check out for sure! Their sound is very genuine, and I guarantee that even if the  album is 45 minutes long, you’ll get through it in no time! It’s pretty fun to listen to, and even if you are searching for flaws, you won’t find any.

 

"But each piece is truly a brave one ... Mind Cemeteries arises finally as an excessive symphony which refuses barriers and plunges us into a cacophony of sounds that ultimatively form an impossible opera, saturated with violence and immerses us into chaos."

Source: http://www.metalnews.fr/chroniques/mind-cemetaries

La toile mondiale est devenue un vaste terrain de jeu, sur lequel chaque esprit s’amuse à échauffer les autres à grands coups d’idées, pertinentes ou pas. Les médias s’emparent de n’importe quel point de détail et lui donnent un sens qu’il n’a pas.

On s’affronte à grands coups de formules toutes faites, mais ne vous trompez pas. Il ne s’agit pas là de réelles discussions, mais bien d’oppositions d’arguments, de soliloques imbriqués pour donner l’illusion d’un échange. Trop d’informations, trop de contradictions qui s’incarnent en impasses de la liberté d’expression. Trop de gimmicks, de germes morts nés, trop de…tout.

Le résultat ? Un gigantesque cimetière de la pensée ou les tombes des « philosophes » n’ont plus de nom, puisqu’ils désiraient rester anonymes.

Le cimetière de la pensée. On pourrait disserter des heures sur ce concept…Mais finalement, le plus simple pour en comprendre les rouages serait de se pencher sur l’album de COMA CLUSTER VOID. Puisque dans son énoncé même, on retrouve toutes les composantes du problème. Le coma intellectuel dans lequel nous plongent la stérilité des fausses conversations et l’accumulation d’informations, les fameux clusters qui stockent les données et qui parfois sont trop endommagés pour continuer à fournir, et ce fameux vide…qui nous entoure.

Ce vide, les musiciens de tous horizons (USA, Allemagne, Canada) proposent de le combler avec un débit de données inconstant, débit irrégulier fondé sur l’instabilité de la connexion qui les relie au monde musical extérieur. Il faut dire que les bits défilent à une vitesse hallucinante, et que l’auditeur lambda n’aura pas toujours la possibilité d’en saisir toute la richesse.

Concrètement, les COMA CLUSTER VOID sont cinq (Mike DiSalvo (Chant), Austin Taylor (Chant), Chris Burrows (Batterie), Sylvia Hinz (Basse), Strieder (Guitare)), se sont assemblés en 2013, sont fascinés par l’ultra dissonance d’un monde qui ne trouve plus l’équilibre harmonique d’une pensée plurielle, mais aussi la dissonance musicale, poussée à son paroxysme, et surtout, par l’exploration d’un extrémisme bruitiste qui les pose en pionniers plutôt qu’en suiveurs.

On le sait depuis longtemps, le Death Metal technique a ses chantres, ses figures de proue, et lorsqu’on aborde le cas de ce groupe cosmopolite, on ne peut éviter de mentionner des noms fameux, histoire de situer un peu le contexte qui de toute façon échappe à tout contexte.

Alors, référons. DEATHSPELL OMEGA évidemment, DILLINGER ESCAPE PLAN, surement, GORGUTS pour la violence travaillée et triturée, et puis MESHUGGAH pour cette gravité de son et ces répétitions mécaniques huilées comme un fusil prêt à tirer. La nouvelle vague aussi, les KHARIOT, INTONATE, et je ne m’amuserai pas à tous les coucher sur papier pour vous faire plaisir. Le plaisir, vous le retirerez ou non de l’écoute de Mind Cemetaries, qui contemple benoitement les sépultures des fausses icones tombées au combat de l’inutilité en proposant leurs propres gerbes de fleurs monochromes.

Le premier à avoir déambulé dans les dédales de la froideur du marbre de la réflexion fut le compositeur et guitariste d’avant-garde Strieder, vite rejoint par la fantastique bassiste Sylvia Hinz. Le noyau dur fut vite complété par un duo de vocalistes dont un plus fameux que l’autre (Mike DiSalvo, ex-CRYPTOPSY), et cimenté par un batteur d’expérience capable de jouer la déconstruction rythmique. Une fois l’équipe assemblée, la direction fut prise, et fut multiple et ouverte.

Un Death Metal sombre et puissant, animé de pulsions automatiques héritées du Chaotic et du Mathcore, le tout traité avec forces dissonances, stridences, instabilité et pluralité. Le résultat produit fut vite raccroché à la locomotive de la nouvelle école du Death technique prônée par les groupes mentionnés en préambule, mais il faut reconnaître que le rendu va beaucoup plus loin qu’une simple recherche mathématique de violence exacerbée, même si la musique peut guider vers ce résumé.

Mais il est très difficile de juger sans approfondir. On pense évidemment à une version négative et accentuée des travaux les plus denses de MESHUGGAH, à cause de la profondeur de cette fameuse guitare dix cordes, dont la régularité instable serait remise en cause par les préceptes du Mathcore et du Hardcore chaotique tels qu’ils furent posés par des ensembles tels que DILLINGER évidemment, mais aussi CONVERGE et CANDIRIA.

Le tout est joué avec l’animosité d’un Death à la GORGUTS/SUFFOCATION, pour rendre le monolithe encore plus compact, mais fissuré par une utilisation constante de la disharmonie, poussée elle aussi à son extrémité la plus absolue.

Et finalement, on ne sait plus vraiment dans quel courant de pensée situer Mind Cemetaries. Alors on l’écoute, on souffre beaucoup puisque la musique en elle-même est assourdissante et assommante, et le seul fait que l’on puisse établir après analyse est qu’on n’a pas vraiment entendu ça auparavant.

Le groupe ne crache pas sur un brin de musicalité, déformée bien sûr (les quelques passages vraiment chantés de « Petrified Tears », l’intro étrange et pénétrante de « The Hollow Gaze »), et sait parsemer ses fulgurances rythmiques de quelques blasts qui densifient encore plus la chose, tout en signant un morceau lourd, pesant au motif presque mémorisable (« Everything Is Meant To Kill Us » illustré d’une vidéo, et la construction la plus proche des fièvres les plus carabinées de CONVERGE époque Jane Doe, accentuées par la moiteur d’un GORGUTS vraiment nauséeux).

Mais chaque morceau à dire vrai en est un de bravoure, que le choc soit frontal et totalement Math Death (« Iron Empress » qui réduit le rythme à une emprise Sludgecore suintante), ou si violent et hideux qu’il laisse avec un son amer dans les oreilles (« All Bitter Endings », les mêmes pistes que précédemment, mais suivies jusqu’à l’impasse mélodique la plus inquiétante). En somme…Une nouvelle créature qui assume un héritage déshumanisé et qui admet que le flux d’informations créé le vide total et l’absence de réflexion.

Avec des featuring vocaux de Lord Worm (CRYPTOPSY) et Will Smith (ARTIFICIAL BRAIN), mais aussi une participation instrumentale d’Alexa Renger (violon) et une incursion de Strieder au violoncelle, Mind Cemetariesse pose en fin de compte en symphonie de l’outrance qui refuse les barrières et nous plonge dans une cacophonie de sons qui finissent par former un opéra impossible, saturé de violence et nous plongeant dans le chaos.

Un album qui fonctionne comme une connexion de fibre optique qui débite des données à une vitesse hallucinante et de façon aléatoire, et qui finit par donner tellement d’informations que notre pauvre cerveau est incapable d’y faire le tri.

 Inédit, impalpable, violent, arythmique, indécent dans la débauche et pourtant essentiel. Un pas de plus vers l’absolu, pour peut-être toucher du doigt le néant qui nous entoure. Et qui est subtilement déguisé en masse de données. Que personne de toute façon ne prend le temps d’interpréter. Jusqu’à ce que nous tombions tous dans un coma prononcé lorsque nos neurones seront vides et ne pourront plus stocker la moindre ligne de code humain.

Titres de l'album:

  1. Prologue I Am
  2. Iron Empress
  3. Drowning Into Sorrow
  4. Path of Lies
  5. Mind Cemeteries
  6. Interlude - I See Through Your Pain
  7. The Hollow Gaze
  8. Everything Is Meant to Kill
  9. Petrified Tears
  10. All Bitter Endings
  11. Epilogue - As I Walk among The Sick

Bandcamp officiel

Even a cursory glance of our biweekly “What Heavy Blog Is Really Listening To” posts (last week’s update here) will reveal that there is a great deal of variety among our staff’s musical tastes. Due to this, we brainstormed the idea of “Playlist Swap,” another biweekly segment that takes place between playlist updates. We randomly select two of the participants from each update, have them pick their favorite track from each of the nine albums in their grid and then send the list over to the other person to listen to and comment on. Within these commentaries occurs praise, criticism and discovery, and we hope that you experience a few instances of this last point as well. This week’s post has Noyan and David getting together for the first time for a steamy exchange of liqu… playlists.

Noyan’s Grid & David’s Comments:

Coma Cluster Void—Mind Cemeteries—“Everything Is Meant To Kill Us”

Noyan: I’m going to be lazy again and link my thoughts on this very song from when I premiered its video.

 

David: Similar to Crator, Coma Cluster Void was a band that I hadn’t heard of prior to this playlist swap, yet became immediately interested in once I read up on them. Also similar to Crator, their music is fucking insane. ‘Everything is Meant to Kill Us’ is four and a half minutes of batshit crazy, mathy death metal that sounds absolutely suffocating. It reminded me of everything from Meshuggah and Car Bomb to Pyrrhon and Ulcerate, and it weaves all those influences together to form an entirely singular brand of madness. I didn’t even try to understand the music on a theoretical level by e.g. guessing the time signatures, as I was perfectly content to just go along this headfuck of a ride. “Mind cemeteries” indeed.

Source: http://www.sorroweternal.com/news/coma-cluster-void-post-everything-is-meant-to-kill-us-video

If you've ever been in a dark place - not a literal dark place, but the kind you encounter through bouts of depression - the new video from death metal magicians Coma Cluster Void might ring true. Yes, Everything Is Meant To Kill Us is an exceptional song from an exceptional album, but the choice of video theme makes it stand out even more. Throw in the guest vocal spot from former Cryptopsy vocalist Lord Worm, and you've got a song and video that are unsettling in so many ways. You can watch the clip below, courtesy of Heavy Blog Is Heavy. It's ripped from the clutches of the band's new album, Mind Cemeteries, which was released on August 26th.

Digital copies of Mind Cemeteries are available at this location.