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"But each piece is truly a brave one ... Mind Cemeteries arises finally as an excessive symphony which refuses barriers and plunges us into a cacophony of sounds that ultimatively form an impossible opera, saturated with violence and immerses us into chaos."

Source: http://www.metalnews.fr/chroniques/mind-cemetaries

La toile mondiale est devenue un vaste terrain de jeu, sur lequel chaque esprit s’amuse à échauffer les autres à grands coups d’idées, pertinentes ou pas. Les médias s’emparent de n’importe quel point de détail et lui donnent un sens qu’il n’a pas.

On s’affronte à grands coups de formules toutes faites, mais ne vous trompez pas. Il ne s’agit pas là de réelles discussions, mais bien d’oppositions d’arguments, de soliloques imbriqués pour donner l’illusion d’un échange. Trop d’informations, trop de contradictions qui s’incarnent en impasses de la liberté d’expression. Trop de gimmicks, de germes morts nés, trop de…tout.

Le résultat ? Un gigantesque cimetière de la pensée ou les tombes des « philosophes » n’ont plus de nom, puisqu’ils désiraient rester anonymes.

Le cimetière de la pensée. On pourrait disserter des heures sur ce concept…Mais finalement, le plus simple pour en comprendre les rouages serait de se pencher sur l’album de COMA CLUSTER VOID. Puisque dans son énoncé même, on retrouve toutes les composantes du problème. Le coma intellectuel dans lequel nous plongent la stérilité des fausses conversations et l’accumulation d’informations, les fameux clusters qui stockent les données et qui parfois sont trop endommagés pour continuer à fournir, et ce fameux vide…qui nous entoure.

Ce vide, les musiciens de tous horizons (USA, Allemagne, Canada) proposent de le combler avec un débit de données inconstant, débit irrégulier fondé sur l’instabilité de la connexion qui les relie au monde musical extérieur. Il faut dire que les bits défilent à une vitesse hallucinante, et que l’auditeur lambda n’aura pas toujours la possibilité d’en saisir toute la richesse.

Concrètement, les COMA CLUSTER VOID sont cinq (Mike DiSalvo (Chant), Austin Taylor (Chant), Chris Burrows (Batterie), Sylvia Hinz (Basse), John Strieder (Guitare)), se sont assemblés en 2013, sont fascinés par l’ultra dissonance d’un monde qui ne trouve plus l’équilibre harmonique d’une pensée plurielle, mais aussi la dissonance musicale, poussée à son paroxysme, et surtout, par l’exploration d’un extrémisme bruitiste qui les pose en pionniers plutôt qu’en suiveurs.

On le sait depuis longtemps, le Death Metal technique a ses chantres, ses figures de proue, et lorsqu’on aborde le cas de ce groupe cosmopolite, on ne peut éviter de mentionner des noms fameux, histoire de situer un peu le contexte qui de toute façon échappe à tout contexte.

Alors, référons. DEATHSPELL OMEGA évidemment, DILLINGER ESCAPE PLAN, surement, GORGUTS pour la violence travaillée et triturée, et puis MESHUGGAH pour cette gravité de son et ces répétitions mécaniques huilées comme un fusil prêt à tirer. La nouvelle vague aussi, les KHARIOT, INTONATE, et je ne m’amuserai pas à tous les coucher sur papier pour vous faire plaisir. Le plaisir, vous le retirerez ou non de l’écoute de Mind Cemetaries, qui contemple benoitement les sépultures des fausses icones tombées au combat de l’inutilité en proposant leurs propres gerbes de fleurs monochromes.

Le premier à avoir déambulé dans les dédales de la froideur du marbre de la réflexion fut le compositeur et guitariste d’avant-garde John Strieder, vite rejoint par la fantastique bassiste Sylvia Hinz. Le noyau dur fut vite complété par un duo de vocalistes dont un plus fameux que l’autre (Mike DiSalvo, ex-CRYPTOPSY), et cimenté par un batteur d’expérience capable de jouer la déconstruction rythmique. Une fois l’équipe assemblée, la direction fut prise, et fut multiple et ouverte.

Un Death Metal sombre et puissant, animé de pulsions automatiques héritées du Chaotic et du Mathcore, le tout traité avec forces dissonances, stridences, instabilité et pluralité. Le résultat produit fut vite raccroché à la locomotive de la nouvelle école du Death technique prônée par les groupes mentionnés en préambule, mais il faut reconnaître que le rendu va beaucoup plus loin qu’une simple recherche mathématique de violence exacerbée, même si la musique peut guider vers ce résumé.

Mais il est très difficile de juger sans approfondir. On pense évidemment à une version négative et accentuée des travaux les plus denses de MESHUGGAH, à cause de la profondeur de cette fameuse guitare dix cordes, dont la régularité instable serait remise en cause par les préceptes du Mathcore et du Hardcore chaotique tels qu’ils furent posés par des ensembles tels que DILLINGER évidemment, mais aussi CONVERGE et CANDIRIA.

Le tout est joué avec l’animosité d’un Death à la GORGUTS/SUFFOCATION, pour rendre le monolithe encore plus compact, mais fissuré par une utilisation constante de la disharmonie, poussée elle aussi à son extrémité la plus absolue.

Et finalement, on ne sait plus vraiment dans quel courant de pensée situer Mind Cemetaries. Alors on l’écoute, on souffre beaucoup puisque la musique en elle-même est assourdissante et assommante, et le seul fait que l’on puisse établir après analyse est qu’on n’a pas vraiment entendu ça auparavant.

Le groupe ne crache pas sur un brin de musicalité, déformée bien sûr (les quelques passages vraiment chantés de « Petrified Tears », l’intro étrange et pénétrante de « The Hollow Gaze »), et sait parsemer ses fulgurances rythmiques de quelques blasts qui densifient encore plus la chose, tout en signant un morceau lourd, pesant au motif presque mémorisable (« Everything Is Meant To Kill Us » illustré d’une vidéo, et la construction la plus proche des fièvres les plus carabinées de CONVERGE époque Jane Doe, accentuées par la moiteur d’un GORGUTS vraiment nauséeux).

Mais chaque morceau à dire vrai en est un de bravoure, que le choc soit frontal et totalement Math Death (« Iron Empress » qui réduit le rythme à une emprise Sludgecore suintante), ou si violent et hideux qu’il laisse avec un son amer dans les oreilles (« All Bitter Endings », les mêmes pistes que précédemment, mais suivies jusqu’à l’impasse mélodique la plus inquiétante). En somme…Une nouvelle créature qui assume un héritage déshumanisé et qui admet que le flux d’informations créé le vide total et l’absence de réflexion.

Avec des featuring vocaux de Lord Worm (CRYPTOPSY) et Will Smith (ARTIFICIAL BRAIN), mais aussi une participation instrumentale d’Alexa Renger (violon) et une incursion de John Strieder au violoncelle, Mind Cemetariesse pose en fin de compte en symphonie de l’outrance qui refuse les barrières et nous plonge dans une cacophonie de sons qui finissent par former un opéra impossible, saturé de violence et nous plongeant dans le chaos.

Un album qui fonctionne comme une connexion de fibre optique qui débite des données à une vitesse hallucinante et de façon aléatoire, et qui finit par donner tellement d’informations que notre pauvre cerveau est incapable d’y faire le tri.

 Inédit, impalpable, violent, arythmique, indécent dans la débauche et pourtant essentiel. Un pas de plus vers l’absolu, pour peut-être toucher du doigt le néant qui nous entoure. Et qui est subtilement déguisé en masse de données. Que personne de toute façon ne prend le temps d’interpréter. Jusqu’à ce que nous tombions tous dans un coma prononcé lorsque nos neurones seront vides et ne pourront plus stocker la moindre ligne de code humain.

Titres de l'album:

  1. Prologue I Am
  2. Iron Empress
  3. Drowning Into Sorrow
  4. Path of Lies
  5. Mind Cemeteries
  6. Interlude - I See Through Your Pain
  7. The Hollow Gaze
  8. Everything Is Meant to Kill
  9. Petrified Tears
  10. All Bitter Endings
  11. Epilogue - As I Walk among The Sick

Bandcamp officiel

Source: http://www.sorroweternal.com/news/coma-cluster-void-post-everything-is-meant-to-kill-us-video

If you've ever been in a dark place - not a literal dark place, but the kind you encounter through bouts of depression - the new video from death metal magicians Coma Cluster Void might ring true. Yes, Everything Is Meant To Kill Us is an exceptional song from an exceptional album, but the choice of video theme makes it stand out even more. Throw in the guest vocal spot from former Cryptopsy vocalist Lord Worm, and you've got a song and video that are unsettling in so many ways. You can watch the clip below, courtesy of Heavy Blog Is Heavy. It's ripped from the clutches of the band's new album, Mind Cemeteries, which was released on August 26th.

Digital copies of Mind Cemeteries are available at this location.

Source: http://aeafanzine.blogspot.de/2016/10/cd-review-coma-cluster-void-mind.html

COMA CLUSTER VOID


This technical/avant garde death metal band has an approach to extreme music not quite like anything you’ve previously heard. Math metal and progressive death metal have long demonstrated how bands can fit notes and chords into a guitar progression in ways that hadn’t been attempted, making it sound chaotic while being even more tight and orderly than their predecessors. It showed new ways of playing that could be expanded upon by musicians to follow. Today bands are still traveling the path the first math metal bands set in the late 1990s/early 2000s, and every now and then one will enter my world to my gratitude. One fan posting feedback about Coma Cluster Void on their official Bandcamp page described them as how it would sound “if Meshuggah lost their fucking minds at a Gorguts concert.” This sounds descriptive and accurate enough, only I’d wonder what might come of a meeting between Sigh and The Dillinger Escape Plan. Coma Cluster Void is a collaboration spanning three countries: the States, Canada and Germany. The collective minds that spawned Mind Cemeteries have created something cutting edge and schizophrenically diverse. After two singles and one album, the band is already being hailed as groundbreaking by internet magazines such as No Clean Singing and Metal Injection. This alone shows potential to transcend the financial issues surrounding indie label and unsigned bands and convince zine editors to take note. Coma Cluster Void take genuine chances with their material, ignoring the constraints of financial viability and fabricated acceptance, and it doesn’t take long to realize the open mindedness that fueled them to risk everything in the songwriting and composition process. The brief intro Prologue: I Am sounds like something you might hear on a black metal album, making it possible for the following cuts to take the listener completely by surprise. The bait-and-switch between the intro and the rest of the songs is a profound moment. The dissonant, wholly unorthodox complexity of Iron Empress, Drowning Into Sorrow. Mind Cemeteries and The Hollow Gaze is something listeners will either love as pure genius or hate as pure noise, though its level of originality will more than satisfy those thrashers seeking something different, with its inventive arrangements and manic death-metal-meets-jazz drumming. The mood generated by the intro appears a second time in Interlude: I See Through Your Pain and Epilogue: As I Walk Amongst The Sick. The inclusion of these three pieces goes a long way toward making this album more of an artistic statement than it would have been if they weren’t included. Also check out the band’s promotional video for Everything Is Meant To Kill Us, on their Youtube profile. - Dave Wolff

Track list:
1.    Prologue: I Am
2.    Iron Empress
3.    Drowning Into Sorrow
4.    Path Of Lies
5.    Mind Cemeteries
6.    Interlude: I See Through Your Pain
7.    The Hollow Gaze
8.    Everything Is Meant To Kill Us
9.    Petrified Tears
10.    All Bitter Endings
11.    Epilogue: As I Walk Amongst The Sick
 

"a psychological fear that embraces everything, dissonance in a totally ordered and measured chaos, ..."

Source: http://www.laestadea.com/2016/10/coma-cluster-void-y-el-video-de-everything-is-meant-to-kill-us-con-lord-worm/

Coma Cluster Void y el vídeo de 'Everything Is Meant To Kill Us' con Lord Worm

Coma Cluster Void y el vídeo de ‘Everything Is Meant To Kill Us’ con Lord Worm

19 Octubre, 2016

Hoy nos llega esta tremenda propuesta llamada Coma Cluster Void, afincada en EEUU, aunque con miembros también de Alemania y Canadá. Con su último disco, ‘Mind Cemeteries‘, en la calle desde agosto de 2016, están alcanzando una reputación acorde con la calidad y la brutalidad de su música. Un death metal totalmente vanguardista, oscuro, exageradamente pesado y poco convencional.

En este gris y aterrador video de Magma Studios se mezclan muchas variantes que probablemente nos enganchen si aun no conocemos a la banda. Un miedo psicológico que lo envuelve todo, disonancia en un caos totalmente ordenado y medido, destructoras guitarras de diez cuerdas que engordan su dureza dandole un pequeño toque djent e industrial y la colaboración de Lord Worm, quien fuera vocalista y miembro fundador de Cryptopsy.

Este tema en concreto podría sonar a un eslabón perdido entre ‘Need To Control‘ (1994) de Brutal Truth y el sonido del mañana en el metal extremo. Pero mejor no comparar. Mejor seguirles la pista de cerca.